Si vous souhaitez participer à cette appel à contributions, merci de consulter les questions ci-dessous et d’envoyer à l’adresse autoconsommation1@cre.fr vos contributions, dans un format inférieur à 3500 signes par question numérotée (espace compris), ainsi qu’une photo ou logo. Au besoin, un développement plus long pourra être annexé aux contributions, sous format d’un document pdf, qui sera associé à votre contribution sur le site autoconsommation.

Les réponses sont attendues avant le 6 novembre

 

Liste des questions :

Question 1 : Quel TURPE pour l’autoconsommation individuelle ?

Les autoconsommateurs individuels constituent un groupe de consommateurs spécifiques, dont le profil de con-sommation pourrait différer sensiblement du profil moyen des panels d’utilisateurs sur lesquels le TURPE actuel est construit.

En ce sens, il pourrait être pertinent de mettre en place une composante de soutirage spécifique à ces utilisateurs, conçue pour refléter mieux leurs comportements. Toutefois, l’autoconsommation étant encore à ses débuts, les données actuellement disponibles (courbes de charges représentatives notamment) semblent insuffisantes pour établir une telle composante. Une autre possibilité serait d’imposer aux autoconsommateurs de souscrire les options à quatre plages temporelles du TURPE, plus précises, et qui reflèteraient donc mieux leur comportement.

Faut-il mettre en place une composante de soutirage du TURPE spécifique aux autoconsommateurs. Si oui, quelles devraient être ses caractéristiques ?

Question 2 : Quel TURPE pour l’autoconsommation collective ?

L’autoconsommation collective permet à des utilisateurs situés en aval d’un même poste HTA-BT de se regrouper. Elle donne donc une reconnaissance contractuelle au caractère local des flux. Pourtant, physiquement le fait que des consommateurs situés autour d’un site de production décentralisée se soient regroupés ou non au sein d’une opération d’autoconsommation collective, ne fait aucune différence ; sauf si le fait de se regrouper et de se concerter permet d’aller au-delà du foisonnement naturel.

Faut-il mettre en œuvre un tarif spécifique à l’autoconsommation collective, et donc différencier au niveau tarifaire des situations identiques du point de vue des flux physiques, à cause d’une différence de situation contractuelle ?

En cas de TURPE dédié, la question porterait sur la prise en compte dans les tarifs réseau de la dimension locale de certains flux. Le tarif des flux locaux serait alors plus faible que le tarif classique, pour refléter la moindre utilisation des réseaux amonts lorsque les flux sont locaux (les injections et soutirages étant calculés au pas demi-horaire, on ne peut pas strictement garantir qu’il n’y a pas d’utilisation des réseaux amonts à certains instants). A l’inverse, le tarif des flux non-locaux serait légèrement plus élevé que le tarif classique, pour refléter le fait que ces flux utilisent nécessairement les ouvrages de réseau amont.

En cas de TURPE spécifique pour l’autoconsommation collective, quelles devraient être ses caractéristiques ? Comment concilier principe de timbre-poste et envoi de signaux tarifaires pertinents aux autoconsommateurs collectifs ?

Question 3 : Quelles évolutions du TURPE pour mieux prendre en compte l’évolution et la diversification des usages du réseau ?

Les autoconsommateurs ne sont pas les seuls utilisateurs dont les usages pourraient différer de l’usage moyen. Il ne paraît pas envisageable de faire un tarif spécifique à chaque type de consommation. Aussi, à terme, il conviendra avant tout de s’assurer que les signaux véhiculés par le TURPE sont adaptés à la diversité des types de consommations.

Quelles évolutions de la méthode de construction du TURPE vous semblent-elles nécessaires pour refléter la diversité des usages, y compris l’autoconsommation ?

Question 4 : Quelles conséquences l’ensemble des évolutions proposées emporteraient-elles quant aux offres tarifaires de fourniture (impact sur les offres existantes, développement de nouvelles offres…) ?